Bild Lilli, la pin-up qui a inspiré Barbie la “jeune fille modèle”

Capture d’écran Youtube

“Une poupée de 11,5 pouces [29 cm], coiffée d’une queue-de-cheval blond platine, aux yeux lourdement soulignés de noir […], assise sur une balançoire”, décrit The Washington Post. La figurine n’est autre que l’ancêtre de Barbie, la poupée aux millions de dollars de chiffre d’affaires.

Dans les années 1950, l’Europe de l’Ouest succombe au charme d’une “poupée venue d’Allemagne, baptisée Bild Lilli”, retrace le quotidien américain. À la seule différence que cette dernière est “considérée comme un sex toy”, précise le titre.

En vacances en Suisse en 1956, Ruth Handler, la cofondatrice de l’entreprise de jouets américaine Mattel, découvre la figurine derrière la vitrine d’un magasin. Subjuguée par la poupée, l’Américaine en rapporte un exemplaire aux États-Unis, et “trois ans plus tard elle dévoile son sosie américain : Barbie”, raconte le journal de la capitale fédérale.

Un succès immédiat

Le succès est immédiat, et Barbie devient rapidement l’un des jouets les plus célèbres au monde. Au point qu’un film à 100 millions de dollars lui a été consacré. Avec une sortie prévue le 19 juillet 2023 en France, l’œuvre suscite d’ores et déjà la curiosité des spectateurs, rappelle The Washington Post :

“À en juger par ses bandes-annonces – la toute dernière vient de sortir jeudi [25 mai] –, le film explorera différentes thématiques existentielles en faisant passer son héroïne de ‘Barbieland’ au ‘monde réel’.”

Mais, avant d’espérer une commercialisation mondiale, la poupée américaine a dû subir un sérieux relooking, souligne le quotidien : “Bild Lilli […] avait des mœurs légères, pas beaucoup de jugeote, et le corps d’une héroïne de BD sexy, vêtue de tenues souvent très légères.”

En 1964, Mattel racheta tous les droits d’auteur de Bild Lilli “pour parachever la métamorphose de la poupée”. Sourcils adoucis, peau blanchie et plastique parfaite, l’entreprise américaine Mattel “s’est approprié cette poupée, objet de fantasmes masculins plus ou moins pornographiques, […] pour en faire la fashionista que nous connaissons aujourd’hui, incarnation de la jeune fille modèle de la classe moyenne”, analyse le titre.

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