Bilan 2022 : des ventes en baisse pour Renault, mais une profitabilité en hausse

Bilan 2022 : des ventes en baisse pour Renault, mais une profitabilité en hausse

2022, drôle d’année pour l’automobile. Après une année 2020 marquée par le Covid, et 2021 fragilisée par l’après-crise sanitaire, l’année qui se termine a aussi vu son lot de crises. La pénurie de puces venant de Chine et de câbles venant d’Ukraine a ainsi provoqué une crise de l’offre. Les carnets de commandes de la plupart des constructeurs ont été saturés. Les livraisons ont été effectuées au compte-goutte, faute de pièces. Le marché français a ainsi enregistré une baisse des immatriculations de 7,8% avec 1 529 035 unités. À titre comparatif, c’est moins qu’en 2021 avec 1 659 053 immatriculations. Et bien loin de 2019 (dernière année « normale ») et ses 2,2 millions. Dans ce contexte difficile, comment s’en est sorti le deuxième constructeur français, Renault ?

Leader du segment C

En immatriculations, la baisse pour le constructeur est encore plus importante que celle du marché : -14,7% sur l’année. Dans le détail, ce sont 236 405 véhicules particuliers (VP) qui ont été immatriculés. Contre 99 566 véhicules utilitaires légers (VUL). Ces chiffres sont-ils alarmants ? Pas vraiment. Souvenez-vous, après la chute de Carlos Ghosn et l’arrivée de Lucas Di Meo à la tête de Renault, la marque au losange avait pris un tournant radical : celui de privilégier la valeur des modèles à leurs volumes écoulés. Concrètement, cela s’était traduit par une montée en gamme de la marque, une augmentation des prix, et un recentrage vers la vente aux particuliers (115 606 immatriculations, +12%), plus...Lire la suite sur Autoplus