Bienvenue sur l’île de Sercq, (faux) paradis libertarien

Bienvenue sur l’île de Sercq, (faux) paradis libertarien
Photo Pixabay/cc

Fin 2020, en pleine pandémie, la minuscule île anglo-normande de Sercq (5 km², 500 habitants) a connu un afflux soudain de candidats à l’immigration. Ils étaient attirés par la situation isolée de ce confetti perdu au beau milieu de la Manche, mais aussi par son statut juridique particulier de dépendance de la Couronne britannique et par son régime fiscal très avantageux. Pourtant il n’a pas fallu plus de quelques semaines pour que certains d’entre eux se rendent compte que ce rocher n’était pas exactement le paradis libertarien dont ils avaient rêvé, raconte Jane Martinson dans un reportage publié par le Financial Times.

À l’origine de cet engouement soudain, Swen Lorentz, 46 ans, gestionnaire de fonds et résident de Sercq depuis 2017. C’est lui qui a eu l’idée, alors qu’une bonne partie de l’Europe était déjà paralysée par la pandémie, de vanter les mérites de l’île sur une page Facebook intitulée Stateless Mastermind et administrée par quelques adeptes d’une forme de libéralisme radical. Il a même publié et diffusé à prix d’or un petit guide illustré de l’île.

“Lorenz explique qu’il craignait que la principale épicerie de Sercq ne soit contrainte à la fermeture à cause des confinements et que cela l’a incité, avec d’autres résidents, à réfléchir à la manière d’augmenter la population de Sercq.”

On les surnomme “les évadés fiscaux”

Le Brexit et ses conséquences annoncées pour les ressortissants européens offraient également un contexte favorable. À Sercq (pour le moment du moins), même pas besoin de passer un minimum de temps sur place pour bénéficier du statut de résident et faire éventuellement une demande de passeport britannique cinq ans plus tard. “Nous avons donc vu arriver des gens qui voulaient déménager ici avant que le régime d’immigration ne change.”

Swen Lorentz conteste en revanche que les nouveaux arrivants aient tous été des “évadés fiscaux”, comme persistent à les surnommer certains habitants. “Ce qu’ils recherchaient avant tout, c’était une communauté, une île, la mer, la nature et un endroit où vivre libres et sans tracasseries.”

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