Bienvenue à Oceanix Busan, la première ville flottante durable

Photo Pixabay/cc

Les plans ont été dévoilés en avril dernier et la construction devrait démarrer en 2023 : la première cité flottante durable verra le jour à Busan, la deuxième plus grande ville de Corée du Sud et l’un des plus importants “hubs” maritimes du monde, rapporte Adam Minter sur le site de Bloomberg.

“C’est inévitable, explique Itai Madamombe, cofondatrice d’Oceanix, la société à l’origine du projet. Un jour, beaucoup de gens devront vivre sur l’eau.” Aujourd’hui 40 % de la population mondiale habite à moins de 100 kilomètres d’une côte menacée par l’inexorable montée des eaux. “Une option est de déplacer les habitants vers l’intérieur des terres. Une autre option, moins évidente, consiste à les déplacer au large, sur une ville flottante.”

En soi, le concept n’est pas vraiment inédit. Au Pérou, les Uros ont longtemps habité des îles flottantes qu’ils construisaient eux-mêmes sur le lac Titicaca. Et à Amsterdam, une partie de la population vit depuis longtemps sur des péniches – une poignée d’habitants soucieux y ont d’ailleurs créé le quartier flottant de Schoonschip. En Corée même, les trois îles flottantes de Sebitseom, à Séoul, accueillent depuis en 2009 des événements, des restaurants et des installations de loisirs – mais elles ne sont ni autonomes ni durables et n’ont pas été conçues pour abriter des milliers de personnes.

La durabilité au cœur du projet

“Ce n’est pas le concept de ville flottante qui nous intéressait, mais bien de concevoir une ville flottante durable”, explique Alex Sangwoo Hahn, principal architecte du projet pour le cabinet danois Bjarke Ingels Group (BIG).

Oceanix Busan sera constituée dans un premier temps de trois énormes plates-formes en béton de 20 000 mètres carrés chacune, amarrées au fond marin, capables de supporter des immeubles de plusieurs étages et d’abriter quelque 12 000 habitants. Tous les déchets, y compris les eaux usées, seront recyclés sur place.

Le projet a reçu le soutien du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et du Massachusetts Institute of Technology Center for Ocean Engineering. Le port de Busan, plaque tournante mondiale en matière de logistique et de construction navales, s’est imposé comme un partenaire privilégié. “Ici, les compétences en ingénierie marine sont incroyables. Nous voulons travailler avec des professionnels locaux”, souligne Itai Madamombe.

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