Bienvenue à l’université de la paix dans le monde

Photo cosmindoro / Pexels / CC

L’université Robert Bosch, à Fribourg, en Allemagne, n’est pas un établissement comme les autres. Elle appartient au réseau des United World Colleges, fondé au pays de Galles en 1962 pour promouvoir la paix entre les peuples. Il en existe 18 dans le monde, et Die Zeit est allée à la rencontre des étudiants et des enseignants de la branche de Fribourg, où se côtoient des jeunes venus de 80 pays. On y enseigne les maths, la biologie ou encore les sciences politiques. “Mais surtout, les élèves apprennent à communiquer au-delà des barrières culturelles, religieuses ou sociales”, souligne le quotidien. Dans tous les établissements du réseau, les revenus des parents ne sont pas un critère. À Fribourg, plus de 90 % des étudiants sont boursiers et, même si les frais de scolarité s’élèvent à 33 000 euros par an, un tiers d’entre eux ne paient rien.

Les valeurs clés de l’université sont la lutte contre la crise climatique et contre la guerre. Mais depuis le 24 février, depuis que la Russie a attaqué l’Ukraine, la situation est délicate.

Lisa Volkova et Mariia Horodyska, deux élèves respectivement originaires de Moscou et des environs de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, ont eu du mal à communiquer. Finalement, elles se sont retrouvées autour d’une action commune – la vente de porte-clés – en soutien à l’Ukraine. Cela peut sembler dérisoire. Justement, “être une école pour la paix et la compréhension internationale, n’est-ce finalement pas juste de belles phrases ?” s’interroge tout le monde au sein de l’établissement.

Laurence Nodder, directeur de l’université Robert Bosch, a décidé de ne pas chambouler le programme lors de l’invasion de l’Ukraine, mais il a favorisé le dialogue entre étudiants et la mobilisation à travers des campagnes et des manifestations. Il a aussi envoyé de l’aide en Ukraine via les deux voitures de l’université et a accueilli deux réfugiés ukrainiens dans les locaux. Il faut dire qu’il a un parcours singulier. Die Zeit raconte qu’

“Il a grandi en tant qu’homme blanc avec tous les privilèges du système d’apartheid sud-africain. En tant qu’enseignant en formation, il rompt avec le régime, refuse le service militaire et s’enfuit au Lesotho. Dans les années qui suivent, il travaille dans des écoles qui réunissent des jeunes noirs et blancs et, en tant que prof, rencontre Nelson Mandela, qui fréquente l’une de ces écoles.

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