Journée nationale contre l'herpès : bientôt un vaccin contre le virus ?

Johanna Amselem
·2 min de lecture
Cold sore, conceptual image.
Cold sore, conceptual image.

Des chercheurs testent actuellement un vaccin préventif contre l’herpès. Des résultats encourageants ont été constatés lors des essais en laboratoire.

Plus de 3,7 milliards de personnes âgées de moins de 50 ans sont infectées par le virus Herpes simplex de type 1 (HSV-1) et 13% par le HSV-2, rappelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce vendredi 20 novembre, la journée nationale de lutte contre l’herpès vise à sensibiliser la population sur ce virus. L’occasion d’informer et de sensibiliser à propos de cette maladie.

Particularité de l’herpès, l’infection dure toute la vie. Souvent, elle s’accompagne de peu ou pas de symptômes “mais on peut la détecter grâce à la présence d’anticorps anti-HSV-1 ou anti-HSV-2 dans le sang”, note l’Organisation mondiale de la Santé. Ces virus sont très contagieux et très répandus à travers le monde. Les infections sont généralement asymptomatiques, mais peuvent aussi entraîner des poussées de lésions vésiculaires ou ulcéreuses douloureuses.

Dans certains cas, l’herpès peut engendrer certaines complications comme l’explique l’OMS : “Chez les sujets immunodéprimés, en cas d’infection à VIH à un stade avancé par exemple, les symptômes de l’herpès à HSV-1 peuvent être plus graves et les récidives plus fréquentes. Rarement, on peut aussi observer des complications plus sévères de l’infection à HSV-1, comme une encéphalite (inflammation du cerveau) ou une kératite (inflammation de l’œil)”. Dans de rares cas, la femme enceinte peut transmettre le virus à son nouveau-né. Actuellement, certains médicaments permettent de réduire la gravité et la fréquence des symptômes mais ne sont pas capables de guérir l’infection.

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Un vaccin testé en laboratoire

Alors, les chercheurs travaillent à l’élaboration d’un vaccin contre l’herpès qui utilise une version génétiquement modifiée du virus. Ainsi, le virus n’est plus capable de se cacher dans les cellules du système nerveux pour échapper au système immunitaire. Pour le moment, ce vaccin a été testé en laboratoire, sur des animaux.

Précisément, sur douze animaux ayant reçu des injections cutanées du vaccin, un seul a développé des plaies après avoir été exposés au HSV-2. Par contre, des plaies sont apparues chez dix des douze cobayes n'ayant reçu aucun vaccin et chez cinq des douze ayant reçu le vaccin qui a échoué lors de l'essai clinique humain précédent. Autre bonne nouvelle, le vaccin modifié a réduit la période d'excrétion virale de plus de moitié, passant de 29 jours à environ 13. Les auteurs de cette étude espèrent que le vaccin sera prêt pour débuter les tests humains d’ici quelques années.

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