Les bienfaits méconnus du robot tactile

VICTOR HABBICK VISIONS / SCIENCE P / VHB / Science Photo Library via AFP

Les humains s’avèrent positivement réceptifs au toucher d’un robot avec lequel ils sont en train de converser. Comme dans les échanges entre humains.

Un avenir peuplé de robots n’implique pas seulement de savoir faire fonctionner ces machines. Il faut savoir comment et si les humains vont pouvoir vivre avec. Nombre de se consacrent au sujet : l’influence du regard du robot, du du robot, des … Et maintenant, le comportement tactile du robot. Une équipe du collège doctoral des sciences et techniques de Nara, au Japon, a en effet étudié comment réagissent des humains quand, au cours d’une conversation avec un robot, ce dernier les touche légèrement. Dans un article paru dans Nature le 22 avril 2022, les chercheurs détaillent un dispositif expérimenté par 35 participants (les résultats de quatre d’entre eux n’ont pas pu être exploités pour des raisons techniques).

Une pression testée pour simuler le toucher humain

Ces derniers étaient confrontés à un bras robotique articulé, l’UR3 du fabricant danois Universal Robots, auquel a été ajouté un accessoire simulant une main humaine, température comprise. Il y avait trois types d’interaction. A l’aide d’une voix de synthèse, le robot adressait une série de six questions/phrases réellement posées par des employés de maison de repos ("Avez-vous mal quelque part ?", "Avez-vous bien dormi cette nuit ?", "Faites attention à vous, il a fait un peu froid ces jours-ci"…), sans toucher les personnes. Il prononçait les mêmes phrases mais cette fois en touchant dans le dos avec la "main" durant dix secondes. Dernier cas de figure, il ne disait rien mais touchait les participants. La pression exercée par la machine ayant été testée et réglée au préalable pour simuler au mieux ce que ferait un humain.

Les participants ont alors noté eux-mêmes l’effet que leur procurait ce toucher, mais l’expérience a aussi prévu des mesures objectives, par l’étude des muscles faciaux. Un électromyographe enregistrait les mouvements du muscle corrugateur du sourcil (petit muscle du visage situé au-dessus de l'arcade sourcilière) et des zygomatiques et la conductance cutanée était aussi relevée, tous c[...]

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