Comment bien nourrir son cerveau pour apprendre

·1 min de lecture

Notre cerveau ne représente que 2 % du poids du corps mais il a un solide appétit. Dépourvu de réserves, il doit être constamment alimenté. Voici quoi mettre au menu pour le soutenir dans ses capacités d’apprentissage, de concentration et de mémoire.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°896 daté octobre 2021.

Pour que ses milliards de neurones restent activables à tout instant, le cerveau a besoin d'un apport constant en glucides car il ne dispose d'aucune réserve énergétique. "Il consomme l'équivalent d'un morceau de sucre toutes les heures. La glycémie est déterminante pour nos performances intellectuelles. Si elle fléchit un tant soit peu, notre concentration s'effrite", explique le Dr Jean-Marie Bourre, chercheur en neurosciences. L'apport constant de glucose est assuré par la consommation d'aliments à index glycémique bas que sont les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots blancs ou rouges, etc.) et les céréales complètes (riz, pâtes, orge, pain au levain). Absorbés lentement par l'organisme, ils fournissent un apport énergétique suffisant tout au long de la journée, à condition d'être consommés aux trois repas. "Le petit déjeuner prévient le coup de pompe de 11 heures lié à une hypoglycémie responsable de plus grandes difficultés à se concentrer et à mémoriser", précise Jean-Marie Bourre. Au dîner, l'apport de glucides (pâtes, riz, pommes de terre) permet au cerveau d'encoder les nouvelles informations et de consolider les apprentissages de la journée. Qu'elles soient d'origine végétale (légumineuses, céréales) ou animale (produits laitiers, viande, poisson), les protéines doivent également figurer à tous les menus. Elles sont source d'acides aminés, des molécules qui permettent d'élaborer les protéines de structure constitutives des neurones, mais également des neurotransmetteurs, qui assurent la transmission de l'influx nerveux.

Les oméga-3 pour interconnecter les neurones

Enfin, cela peut paraître étonnant, mais le cerveau est l'organe le plus gras de l'organisme après le tissu adipeux. L'apport de lipides est donc essentiel, mais pas n'importe lesquels. "Les oméga-3, principalement l'acide docosa-hexaénoique (DHA), présent dans les microalgues et les poissons [...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles