Le bidonville de Guryong, l’un des derniers de Séoul, ravagé par un incendie

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INTERNATIONAL - Alors que la Corée du Sud s’apprête à fêter le nouvel an lunaire pour son passage officiel en 2023, Guryong, l’un des derniers bidonvilles de Séoul, a été ravagé par les flammes ce vendredi 20 janvier. L’incendie s’est déclenché vers 6 h 30 du matin et aurait brûlé une soixantaine de logements, comme vous pouvez le voir sur la vidéo en tête de cet article.

500 personnes ont dû fuir le bidonville. La cause de l’incendie reste inconnue mais « les maisons sont très anciennes et les fils électriques sont dangereux et mal gérés. Les étincelles à l’intérieur des maisons sont fréquentes », a indiqué à l’AFP Choi Jae-young, un responsable du QG des incendies et catastrophes de Séoul.

Le 8e incendie depuis 2012

« Il y a eu beaucoup de problèmes de sécurité dans la communauté en ce qui concerne les incendies, et il semble qu’ils n’aient jamais été correctement pris en compte » par les autorités, a déclaré à l’AFP Lee Woon-chul, 65 ans, qui vit dans le village depuis 30 ans. Depuis 2012, le quartier a été touché par au moins huit incendies, dont celui de ce vendredi 20 janvier, a dit à l’AFP le bureau du district de Gangnam à Séoul.

Le village de Guryong a vu le jour vers 1988, lorsque des résidents démunis des environs ont été expulsés de leurs logements dans le cadre des efforts de la nation pour développer sa capitale avant d’accueillir les Jeux olympiques. Il restait environ 550 ménages l’année dernière, selon les données officielles, dont beaucoup vivraient avec un système d’assainissement inadéquat.

La Corée du Sud s’efforce de lutter contre les disparités sociales et a décidé il y a quelques mois d’interdire les appartements en sous-sol exigus rendus célèbres par le film oscarisé « Parasite », après que quatre personnes se sont noyées dans leurs logements souterrains lors d’inondations.

Le village est aux antipodes du monde opulent et clinquant de Gangnam, un quartier réputé pour ses boutiques et ses appartements de luxe. La Corée du Sud s’efforce de lutter contre les disparités sociales et a décidé l’année dernière d’interdire les appartements en sous-sol exigus rendus célèbres par le film oscarisé « Parasite », après que quatre personnes se sont noyées dans leurs logements souterrains lors d’inondations.

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