Biden contre Trump : qui va gagner, comment et pour quoi faire?

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Prélude - Je me souviens de ma première campagne présidentielle américaine. En 2000, les experts voyaient le vice-président de Bill Clinton, Al Gore, gagner sans trop de difficultés. Un peu comme George H. Bush après Ronald Reagan qu'il avait servi comme VP pendant 8 ans. Une forme de continuité après une révolution. Reagan avait réinstallé au pouvoir une forme de conservatisme optimiste. Clinton, lui avait inventé le centrisme et la cohabitation à l'américaine avec un Congrès de droite, tout en promouvant des valeurs progressistes. Al Gore, donc, était censé incarner cette poursuite d'un centrisme moderne où la high-tech et internet se conjugueraient avec un nouvel écologisme social.

Ce soir-là, le 7 novembre, je voyais le politologue de CNN, Bill Schneider, agiter une ardoise sur laquelle il avait écrit au feutre "Florida, Florida, Florida". Spécialiste de la carte électorale, il savait que ce serait là le champ de bataille jusqu'au-boutiste. Avec un gouverneur républicain, Jeb Bush - propre frère du candidat républicain-, une administration locale républicaine qui tentait à chaque cycle électoral de limiter l'accès aux urnes des Noirs et des Latinos, une technique de vote par bulletin perforé aussi désuète qu'inefficace, Al Gore et son armée d'avocats était à la peine. Dans la nuit, il avait concédé sa défaite avant de la reprendre et d'indiquer qu'il irait jusqu'au bout des recours judiciaires. L'histoire s'est terminée à la Cour Suprême qui a laissé Bush gagner avec 53...


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