Biden annule les condamnations fédérales pour consommation et possession de cannabis

GEOFF ROBINS / AFP

“L’annonce constitue une victoire décisive pour les militants, qui ont inlassablement poussé Biden à mettre de côté son opposition personnelle à la légalisation du cannabis, et à respecter sa promesse de campagne de faire un pas vers la dépénalisation”, observe The Hill.

“Personne ne devrait être emprisonné pour avoir simplement consommé ou possédé du cannabis”, a affirmé le président jeudi, sans pour autant aller jusqu’à réclamer sa “dépénalisation complète – un processus qui reviendrait au Congrès”, remarque le New York Times.

La décision de Joe Biden rapproche néanmoins le gouvernement fédéral “des positions de certains États, qui ont déjà réduit ou supprimé les condamnations pénales pour la simple possession de marijuana”, ajoute le quotidien new-yorkais. Aujourd’hui, une vingtaine d’États américains autorisent la consommation de cannabis à des fins récréatives.

“L’immense majorité des condamnations” liées à la possession de cannabis reste cependant “prononcée au niveau des États”, et “le président a exhorté les gouverneurs à gracier eux aussi les contrevenants” dans leurs États respectifs, souligne USA Today.

“Impact limité”

“L’impact immédiat” de cette grâce présidentielle reste “limité”, confirme The Atlantic. Elle ne “concerne qu’une infime partie des prisonniers fédéraux, qui ne représentent eux-mêmes qu’une petite fraction de la population carcérale”. Mais elle s’étend aussi à des milliers d’anciens condamnés “qui peuvent se voir refuser un emploi, un logement ou une éducation” en raison de leur casier judiciaire, a observé Joe Biden.

Le locataire de la Maison-Blanche a également souligné que les victimes de la pénalisation de la consommation de cannabis étaient les minorités, et notamment les “Afro-Américains, plus susceptibles d’être arrêtés et condamnés, alors que les taux d’usage sont similaires” dans toutes les populations, écrit New York Magazine.

Selon le Wall Street Journal, qui cite une étude de l’association de défense des droits civiques ACLU, “un Afro-Américain a près de 4 fois plus de chances d’être arrêté pour possession de cannabis qu’une personne blanche”.

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