Biden annonce des sanctions contre la junte militaire en Birmanie

par Steve Holland et Humeyra Pamuk
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BIDEN ANNONCE DES SANCTIONS CONTRE LA JUNTE MILITAIRE EN BIRMANIE

par Steve Holland et Humeyra Pamuk

WASHINGTON (Reuters) - Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi qu'il avait approuvé un décret ouvrant la voie à de nouvelles sanctions contre les commandants de l'armée birmane et les entreprises auxquelles ceux-ci sont liés, suite au coup d'Etat lors duquel la dirigeante Aung San Suu Kyi a été arrêtée.

Avec le nouveau décret présidentiel, a dit Joe Biden, les Etats-Unis vont pouvoir "immédiatement sanctionner les commandants militaires qui ont ordonné le putsch, leurs intérêts commerciaux, ainsi que leurs familles".

L'armée birmane a pris le pouvoir le 1er février en dénonçant une fraude lors des élections législatives de novembre remportées massivement par la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) d'Aung San Suu Kyi. La junte militaire a décrété l'état d'urgence pour un an.

Joe Biden a aussi annoncé mercredi le gel de 1 milliard de dollars de fonds gouvernementaux birmans détenus aux Etats-Unis, afin d'empêcher les généraux de l'armée d'accéder à cet argent.

Le locataire démocrate de la Maison blanche n'a pas indiqué précisément l'identité des personnes qui seront visées par les nouvelles sanctions.

"Nous allons identifier un premier train de cibles cette semaine, et nous allons aussi imposer de stricts contrôles sur les exportations. Nous gelons les avoirs américains qui profitent au gouvernement birman, tout en maintenant notre aide au système de santé, aux groupes de la société civile et à d'autres domaines qui bénéficient directement à la population birmane", a déclaré Joe Biden.

Il a ajouté que Washington se tenait prêt à prendre des mesures supplémentaires et allait collaborer avec d'autres pays pour exercer une pression conjointe sur les responsables du coup d'Etat.

L'administration Biden devrait vraisemblablement sanctionner le commandant en chef de l'armée birmane, Min Aung Hlaing, qui a mené le putsch. Hlaing et d'autres généraux sont déjà visés par des sanctions américaines imposées en 2019 pour la répression militaire menée contre les Rohingya et d'autres minorités musulmanes en Birmanie.

(version française Jean Terzian)