La bibliothèque de l'université du Cap ravagée par les flammes : une perte inestimable pour l'histoire africaine

franceinfo Culture avec agences
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Ce n'était pas une simple bibliothèque. L'élégante salle de lecture de l'Université du Cap, détruite par l'incendie fulgurant et terrifiant qui s'est déclenché sur Table Mountain, a inspiré, instruit et fait rêver des milliers d'étudiants et chercheurs avec sa collection unique de documents africains.

Les images de flammes orange vif, dimanche 18 avril, engloutissant le bâtiment néo-classique aux immenses colonnes en pierre, ont circulé sur tout le continent et endeuillé de nombreux intellectuels africains et, au-delà, ceux pour qui la bibliothèque était un repère, presque un lieu de culte.

"Tout endolori, coeur brisé. Regarder les photos de la bibliothèque en feu me fait flipper. Mon cerveau a été modelé dans cette institution", écrit le géographe sud-africain Paballo Chauke, également diplômé d'Oxford, sur Twitter.

"En 2002, j'ai eu l'opportunité d'y étudier pendant un an et cela a façonné le cours de ma vie", tweete Marissa Mika, anthropologue basée à Londres, qui dit son "chagrin pour tout ce qui a été perdu". D'autres pleurent ce lieu qui contenait "les plus vieux, les plus rares livre sur l'Afrique".

Une collection irremplaçable

"Notre collection d'études africaines perdue dans le feu ne pourra jamais être remplacée", constate sobrement le département DKIS de la prestigieuse université, programme de troisième cycle pour futurs bibliothécaires ou gestionnaires de données.

La salle de lecture Jagger, dépouillée et aux plafonds immenses, construite dans les années 1930, a (...)

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