Biélorussie: le Parlement vote de nouvelles lois pour empêcher la contestation

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En Biélorussie, le Parlement a voté de nouvelles lois pour restreindre encore plus la liberté de manifester. Après des mois de contestation contre le président Alexandre Loukachenko, le régime semble avoir repris le dessus.

Avec notre correspondant à Minsk, Gulliver Cragg

Les amendements votés ce vendredi ne font essentiellement que légaliser ce qui était déjà pratiqué par les forces de l’ordre en Biélorussie. L’interdiction de produire et de montrer des « symboles » extrémistes sera ainsi désormais inscrite dans la loi.

La définition de ces « symboles » reste floue, mais on pense tout de suite aux couleurs de l’opposition – le drapeau blanc-rouge-blanc. Depuis des mois, exhiber ces couleurs est suspect. Le simple fait d’étendre du linge rouge et blanc sur un balcon peut attirer l’attention de la police. Celle-ci n’hésite pas à arrêter les soutiens de l’opposition à leurs domiciles. En octobre, des drapeaux blanc-rouge-blanc flottaient encore aux fenêtres à Minsk ; ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Toute tentative de rassemblement est vite étouffée par la police, qui a interpellé plus de 30 000 personnes depuis le début de la contestation en août dernier.

Ces nouvelles lois dites « anti-extrémistes » renforcent aussi les pouvoirs des procureurs locaux pour expédier les condamnations de participants aux manifestations. Selon le département d’État américain, la Biélorussie compte à ce jour 290 prisonniers politiques.

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