Biélorussie : pour Loukachenko, l’étau se resserre

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Depuis l’été dernier, le pouvoir de l’autocrate de Minsk vacille devant les manifestations populaires. Mais il s’accroche par tous les moyens, surtout les plus violents.

Pas de trêve de Noël en Biélorussie. Près de cinq mois après la présidentielle du 9 août en Biélorussie, jugée "frauduleuse" par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et non reconnue par l’Union européenne et les États-Unis, des milliers de Biélorusses défilent pacifiquement, chaque dimanche. Rassemblés derrière l’emblème blanc et rouge d’une Biélorussie démocratique, ils jouent au chat et à la souris avec une répression toujours plus arbitraire, pour réclamer le départ de l’autocrate Aleksandr Loukachenko, 66 ans, dont 26 au pouvoir.Relayant les hommes, les femmes manifestent à leur tour, puis les retraités et même les handicapés.. Tous aussi impitoyablement maltraités. Tout cela dans l’indifférence quasi générale de l’opinion occidentale, préoccupée par les ravages de la pandémie, ou par ses propres problèmes de violences policières. Seuls les voisins immédiats de ce pays, la Pologne et les pays Baltes, font exception : de nombreux opposants et activistes, contraints à l’exil, s’y sont réfugiés. Depuis la Lituanie, l’opposante Svetlana Tikhanovskaïa, la rivale de Loukachenko à la présidentielle, tente d’internationaliser ce bras de fer tragique."Nous n’oublierons pas"Dimanche 20 décembre, lors d’une centaine de marches de protestation dans le pays, plus de 150...

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