Biélorussie: l’opposante en exil Tikhanovskaïa tente d’amener Loukachenko au dialogue

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L’opposition biélorusse tente d’amener Alexandre Loukachenko à la table des pourparlers. L’ex-candidate à la présidentielle d’août 2020 aujourd’hui en exil, Svetlana Tikhanovskaïa, a lancé un référendum en ligne sur la nécessité d’entamer des négociations avec le président. Elle en tire les premières conclusions.

En moins de deux semaines, 760 000 personnes se sont exprimées sur la plateforme mise en place par l’opposition, en faveur de négociations avec le pouvoir d’Alexandre Loukachenko. L’opposition espère parvenir à cet objectif en mai, le but étant de trouver une issue pacifique à la crise et faire libérer les centaines de prisonniers politiques, alors que les manifestations de rue sont toujours aussi réprimées. Selon Svetlana Tikhanovskaïa, l’Union européenne, les États-Unis et l’OSCE se disent prêts à aider à organiser ce dialogue. Plusieurs pays se seraient même proposés de jouer les médiateurs.

Mais l’opposante, qui a été contrainte à l’exil en Lituanie au lendemain de la présidentielle, ne se fait pas d’illusion : Alexandre Loukachenko n’entamera de dialogue que contraint et forcé. Sur son compte Telegram, Svetlana Tikhanovskaïa appelle à maintenir la pression à l’intérieur comme à l’extérieur du pays tout en cherchant de nouvelles formes de protestations. Elle rappelle que, récemment, les pays baltes ont introduit de nouvelles sanctions et la Suisse a rejoint le troisième paquet de sanctions de l'UE.

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Jusque-là, Alexandre Loukachenko n’a donné aucun signe d’ouverture, se bornant à évoquer de vagues réformes constitutionnelles. La commission chargée de plancher sur la question a débuté ses travaux à la mi-mars. En ouverture, le chef de l’État biélorusse a cité une enquête sociologique selon laquelle 65% des personnes interrogées n’estiment pas nécessaire de changer la Constitution.