En Biélorussie, bras de fer entre le pouvoir et les «parasites»

Libération.fr

Depuis mi-février, des milliers de personnes manifestent contre un décret qui vise «l’assistanat social». Une nouvelle lubie de l’autoritaire président, Alexandre Loukachenko.

Jusqu’à quinze jours de cachot, c’est la punition pour avoir participé à des manifestations qui ont agité ces dernières semaines plusieurs villes de Biélorussie. Les tribunaux de Brest, Orcha, Homiel ou encore Moguilev jugent et condamnent opposants politiques, militants et journalistes indépendants pour avoir pris part, ou simplement couvert, des rassemblements de mécontents qui protestent contre un nouvel impôt social.

Les protestations publiques ne sont pas une pratique courante au pays d’Alexandre Loukachenko, le «dernier dictateur d’Europe», qui a l’habitude de réprimer les manifestations et jeter ses opposants en prison. Mais depuis la mi-février, des milliers de personnes descendent régulièrement dans la rue, à travers tout le pays, pour crier leur colère contre le «décret numéro 3». Officiellement, le pouvoir cherche à lutter contre «l’assistanat social», en obligeant ceux qui travaillent moins de six mois par an à payer l’équivalent de 200 euros annuels pour compenser les dépenses sociales de l’Etat. Mais, en ces temps de crise économique, cette mesure, baptisée dans le peuple «décret sur le parasitisme», en référence à la pénalisation du «parasitisme social» à l’époque soviétique, est perçue comme une taxe injuste visant les plus vulnérables.

Surprenant

Dans sa première mouture, adoptée en avril 2015, la mesure concerne principalement les chômeurs et les retraités, mais aussi des écrivains, des artistes et des mères au foyer. Soit près de 470 000 personnes qui ont reçu des courriers de la part des services fiscaux. Plus de 54 000 Biélorusses se sont déjà docilement acquittés de l’impôt. Mais quelques jours avant la date limite, fixée au 20 février, les mécontents ont décidé de descendre dans la rue. Contrairement à la tradition, les autorités n’ont pas dispersé les premiers (...)

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