Le Bhoutan rouvre ses frontières aux touristes mais fixe un droit d'entrée plus élevé

La découverte du Bhoutan, royaume montagnard asiatique niché entre l’Inde et la Chine, n’est pas accessible à toutes les bourses. En plus du visa, les touristes devront payer une taxe d’environ 200 euros pour entrer au Bhoutan.

De notre correspondant régional, Sébastien Farcis

Le petit royaume du Bhoutan, peuplé de moins de 800 000 habitants, suit depuis 50 ans une politique touristique originale ; imposer une dépense minimum élevée aux touristes étrangers, afin de limiter leur nombre, et donc leur impact sur la société et l’environnement du pays, tout en s'assurant de hauts revenus.

Jusqu’à présent, les étrangers, hors Indiens, devaient ainsi payer une taxe dite « de développement durable » de 60 euros, et dépenser environ 200 euros par jour sur place, à travers un réseau rigide d’agences de voyage. Ce système change : la taxe est triplée, à 200 euros par voyage, mais il n’y a plus de dépense minimum sur place. Et les touristes peuvent réserver leurs hôtels et déplacements.

Un fonctionnement plus flexible, qui peut revenir moins cher si on est peu dépensier, mais une manne pour l’État. Le royaume affirme que cela doit financer des projets de reboisement et d’électrification des transports, mais cela permettra surtout de renflouer ses coffres, après deux ans et demi sans visiteurs en raison du Covid-19.

Avant la pandémie, les revenus du tourisme représentaient près de 6% du PIB du Bhoutan, et employait 12% de la population active.

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