bestiaire EN VR et en terre

Libération.fr

La question de la parité aura fait oublier la réalité virtuelle, déployée en majesté sur tous les territoires du Festival l’année passée. Néanmoins, au cœur de la Croisette, l’amoureux des bêtes peut se livrer à la séance de ses rêves : Wild Immersion 360. Qu’est-ce que c’est encore que ce gadget ? L’envie méritoire de reconstituer la première réserve animalière intégrale en réalité virtuelle. Ou comment, de sa salle de bains, observer des ours blancs s’ébrouer sur le pôle ! Adrien Moisson, après avoir été amoureux des oiseaux, infirmier, puis être passé dans la production et réalisation de pubs et clips, s’y plonge depuis deux ans, porté par une démarche qu’il veut responsable : «J’ai eu une prise de conscience. Je me suis rendu compte que ce que je faisais et les marques avec lesquelles je collaborais détruisaient la planète. Je ne voulais plus participer à cela», explique Moisson, cheveux courts, tatouages éparpillés sur le bas du visage, les mains, les bras, yeux intenses de gourou de la nature, chaman de la protection du bestiaire.

Le quadra présente en démonstration sur la Croisette quatre minutes de réalité virtuelle (VR), à regarder la tête plongée dans un casque Lenovo, tirées de trois films de dix minutes (Terra, Aqua, Alba) qui seront visibles à partir du 1er juin au Forum des images, à Paris, dans le cadre des «samedis de la VR». Il n’y a pas dans Wild Immersion d’interaction entre le spectateur et les animaux. Il ne peut ni les toucher ni avancer dans l’image, mais il assiste à des scènes «de l’intérieur» et les films étonnent par une soudaine proximité avec nos grands amis à poil, à plume et à écailles : nous nous retrouvons sous le ventre d’une girafe qui passe au-dessus de notre tête, non loin d’un ours, à touche-touche avec un cachalot. Avec son réalisateur-chef opérateur-bricoleur Guillaume Mazille, qui a notamment fabriqué un caisson spécial pour pouvoir filmer certains animaux marins (et dont, anecdote, le grand-père a inventé la plaque à (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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