"On a besoin de ce traitement" : des malades du lupus s'inquiètent d'une pénurie de chloroquine à cause du coronavirus

Robin Prudent

Cinq pharmacies. Cinq refus polis. Lundi 23 mars, Leïla, 49 ans, a essayé de se procurer une boîte du médicament qu'elle prend depuis vingt ans : le Plaquénil. Sans succès. "Ils sont tous en rupture ici dans le Gard", raconte-t-elle, inquiète de ne plus pouvoir prendre son traitement contre le lupus. Il faut dire que la molécule contenue dans ce médicament est aujourd'hui sur toutes les lèvres : l'hydroxychloroquine. Ce dérivé de la chloroquine est présenté par le professeur Didier Raoult comme la meilleure arme contre le coronavirus. D'autres spécialistes s'insurgent de sa promotion. Et, au milieu de la polémique, les malades du lupus se sentent abandonnés.

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"Le Plaquénil, c'est le traitement de base contre notre maladie", explique Johanna Clouscard, présidente de l'association Lupus France. Ses deux comprimés par jour lui permettent d'éviter des lésions de la peau et des douleurs articulaires causées par cette maladie chronique auto-immune. Certaines formes plus graves peuvent aussi abîmer des organes, comme le rein. "Il me reste six comprimés, donc seulement pour trois jours", s'inquiète cette trentenaire, sous traitement depuis dix-sept ans.

"J'ai diminué mon traitement pour qu'il dure (...)

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