Besoin de diversité chez les espions : la CIA se trouve trop blanche

De notre correspondante à Washington Hélène Vissière
Le siège de la CIA à Langley, en Virginie

L'agence d'espionnage la plus connue au monde veut diversifier ses troupes. Le candidat idéal : un jeune, discret sur les réseaux sociaux et issu d'une minorité.

On dirait une bande-annonce pour un film d'espionnage. Tout y est : l'intrigue au siège de la CIA, le suspense, la mission clandestine et bien sûr une flopée de jolies espionnes qui se débrouillent pour obtenir une clé USB d'un ministre étranger… Sans oublier le patriotisme de rigueur. « La plupart des gens ne verront jamais votre travail », déclare un instructeur de l'agence à une classe de nouvelles recrues. « Votre plus grande récompense, c'est de savoir que vos efforts aideront à assurer la sécurité de tous les Américains… La nation compte sur vous pour découvrir la vérité. »

Il s'agit en fait d'une pub de recrutement lancée par la très discrète CIA et qui est destinée à être diffusée sur Internet. Une grande première. Le film, très léché, est intitulé : Découvrez la CIA : votre pays compte sur vous.

L'agence n'a jamais eu de difficultés pour recruter de nouveaux espions. Elle reçoit chaque année une multitude de candidatures. Mais elle est confrontée à plusieurs types de problème. D'abord, alors que les ennemis se concentrent de plus en plus sur les cyberattaques, elle se retrouve à chasser sur les mêmes terres que le secteur high-tech pour embaucher des ingénieurs et des spécialistes de sécurité informatique.

Ensuite, la CIA, qui traditionnellement recrute dans les facs prestigieuses comme Yale, pâtit d'un manque de diversité au sein de ses employés. Selon un rapport en 2015, « le haut management de l'Agence était devenu sur les vingt dernières années moins divers ». En clair : trop blanc. C'est pour cela sans doute que le spot télé met en scène toutes sortes d'acteurs issus de minorités, des Asiatiques, des Indiens, des Noirs, dont un qui ressemble étonnamment au président Obama, y (...)

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