Bertrand, Pécresse, Wauquiez : un fauteuil pour trois à droite

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Reconduit confortablement à la tête des Hauts-de-France malgré une abstention massive, Xavier Bertrand veut transformer le duel annoncé de 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen en match à trois. Mais, forts de leurs succès respectifs aux élections régionales, Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse pourraient aussi rejoindre la ligne de départ… Gare à l’embouteillage à droite.

La poutre ne travaille plus. La destruction méticuleuse entreprise en 2017 par Emmanuel Macron et Édouard Philippe a été stoppée, dimanche dernier, avec les nettes victoires de tous les présidents de conseils régionaux détenus par la droite. « En cinq ans, Emmanuel Macron aurait pu nous pulvériser. On connaît l’attraction du pouvoir. Cela n’est pas allé aussi loin qu’il l’espérait », se réjouit l’ancien ministre Brice Hortefeux, vieux routier des combats électoraux, lui-même réélu sur les listes de Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes. Presque surprise par son triomphe, la droite se réveille et ses chefs de file se pincent pour y croire.

« Pour un parti qui n’existe plus, c’est un beau score, non ? » ironise Christian Jacob, le patron des Républicains, pas mécontent de pointer l’« effondrement du Rassemblement national » et l’« humiliation pour La République en marche ». Qu’importe si l’abstention a continué de battre des records (66 % après les 67 % du premier tour) et, donc, biaisé les délicates projections pour 2022. Les leaders de la droite s’accordent au moins sur un point : tout redevient possible. Une fois n’est pas coutume, tous partagent l’avis de Xavier Bertrand : « Maintenant, la présidentielle est un match à trois. » Emmanuel Macron, Marine Le Pen et un candidat de droite peuvent prétendre accéder au second tour de l’élection présidentielle : « 2022 est plus que jamais imprévisible », estime Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Mais le sondeur adresse cette mise en garde : « Attention à ne pas tirer trop vite des enseignements à partir d’élections locales ! Emmanuel Macron conserve une cote élevée auprès des Français, même après la claque des régionales. » (Voir le tableau de bord Ifop-Paris(...)


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