Bertrand Delanoë recadre Benjamin Griveaux: "nul n’est autorisé à parler en mon nom"

Bertrand Delanoë (ici en janvier 2018 à Carthage) recadre Benjamin Griveaux (ici le 18 juin à Paris) après un article du Point sur une conversation rapportée.

POLITIQUE - Bertrand Delanoë sort de sa réserve. L’ancien maire de Paris a dit dans un message à Libération, par la suite reproduit dans un tweet ce jeudi 18 juillet, son mécontentement à la découverte des propos attribués à Benjamin Griveaux par Le Point. D’après l’hebdomadaire, le candidat LREM à l’élection municipale à Paris se serait vanté d’avoir le soutien de son prédécesseur. 

“Dans les propos attribués à Benjamin Griveaux, il est indiqué que je serais d’accord avec lui. C’est inexact. Et je rappelle que nul n’est autorisé à parler en mon nom”, indique sèchement Bertrand Delanoë, dans un message envoyé depuis la Tunisie où il réside une partie de l’année.

 

Dans un article mis en ligne mercredi, Le Point attribue à Benjamin Griveaux des propos particulièrement injurieux à l’encontre de ses concurrents et de ses futurs partenaires dans la capitale. Sollicité par Le HuffPost, l’ancien porte-parole du gouvernement ne précise pas quand et dans quel contexte ces propos ont pu être tenus. Son entourage n’en dément en tout cas pas l’authenticité, précisant que Benjamin Griveaux a “appelé des personnes citées pour s’excuser auprès d’elles”.

“Contrairement à ce que racontent tous les abrutis depuis vingt ans, Paris ne se gagne pas à gauche, mais ça se gagne au centre. Et pour gagner au centre, il faut prendre des voix à droite”, aurait dit le candidat, dans cette même conversation, au sujet de sa stratégie pour gagner Paris. “Les gens qui sont d’accord avec moi sont Bertrand Delanoë et Philippe Grangeon, qui ont vaguement gagné des campagnes à Paris”, aurait-il ajouté.

Bertrand Delanoë a été élu maire de Paris en 2001 après Jean Tiberi, puis réélu en 2008. Philippe Grangeon, lui, est conseiller spécial du chef de l’État depuis février, même...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post