Bertrand Cantat: "C'est un lâche, un faible", Samuel Benchetrit réagit à la "réapparition indécente" du chanteur

Gary Assouline
Bertrand Cantat: "C'est un lâche, un faible, un type qui n'a pas de couilles", réagi Samuel Benchetrit ancien compagnon de Marie Trintignant

CULTURE - 15 ans après la mort en 2003 de Marie Trintignant sous ses coups, Bertrand Cantat croyait pouvoir réapparaître dans l'actualité musicale. Mais c'était sans compter la forte contestation qui a forcé le chanteur à renoncer à sa tournée des festivals cet été.

Dans une lettre publiée lundi 12 mars, Bertrand Cantat, condamné à huit ans de prison pour le meurtre de sa compagne, a invoqué son "droit à la réinsertion". "J'ai payé la dette à laquelle la justice m'a condamné. J'ai purgé ma peine. Je n'ai pas bénéficié de privilèges. Je souhaite aujourd'hui, au même titre que n'importe quel citoyen, le droit à la réinsertion. Le droit d'exercer mon métier", a-t-il écrit sur son compte Facebook.

Invité sur le plateau de LCI ce mardi 13 mars, Samuel Benchetrit qui a partagé la vie de l'actrice pendant huit ans avec laquelle il a eu un fils a vivement réagi à la réapparition de Bertrand Cantat sur la scène médiatique dont le public a été pris à parti à Montpellier la veille.

"C'est un lâche, c'est un faible, c'est un type qui n'a pas de couilles, a-t-il déclaré visiblement très ému. Il le démontre tout le temps. Ce type a tué de ses mains la mère de mon fils, il a tué la mère des frères de mon fils, il a enlevé une femme libre et extraordinaire à ses parents et aux gens qui l'aimaient et dont je fais partie".

"C'est un homme qui frappe les femmes, qui en a poussé une autre au suicide, dont une main courante a encore été déposée il y a quelques mois par une femme qui avait peur et qui aujourd'hui demande a être réinsérée", rappelle le réalisateur du film "Chiens".

Pour Samuel Benchetrit, Bertrand Cantat a "évidemment payé sa dette". Il juge toutefois "sa réapparition indigne et indécente" face à la détresse des parents Nadine et Jean-Louis Trintignant.

"Qu'il chante autant qu'il veut, dit-il. Mais quand je vois les enfants de Marie, si dignes, si jeunes, si beaux, baisser la tête en voyant l'autre connard en couverture d'un magazine de merde (en référence à

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