Bertrand Burgalat : « Les musiciens sont des grands brûlés »

Par Anne-Sophie Jahn
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Bertrand Burgalat, chanteur et président du Syndicat national de l'édition phonographique.
Bertrand Burgalat, chanteur et président du Syndicat national de l'édition phonographique.

Serait-ce un petit rayon de lumière au bout du tunnel ? Emmanuel Macron vient d'annoncer le calendrier du déconfinement. Il prévoit une réouverture des musées, des monuments, des cinémas, des théâtres et des salles avec public assis (restreint à 800 en intérieur et 1 000 en extérieur) le 19 mai, ainsi que la mise en place d'un pass sanitaire pour les grands événements (jusqu'à 5 000 personnes), le 9 juin. En parallèle, après avoir été reporté deux fois, un concert test se prépare le 29 mai à Bercy : Indochine est suggéré pour fouler enfin ces planches abandonnées. Trop tard pour les grands festivals, qui ont déjà annulé leurs éditions estivales? Mais pour le reste ? Alors que nous lustrons nos Converse en perspective de réjouissances sonores en fosses, nous avons rencontré Bertrand Burgalat. Le chanteur, compositeur, patron du label Tricatel (consacré aux artistes inclassables comme Chassol, Valérie Lemercier, Michel Houellebecq, Catastrophe et lui-même) a, en effet, été élu président du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) en septembre. Personne ne semble mieux placé que lui pour analyser la situation actuelle de l'industrie musicale.

Bertrand Burgalat © DR

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