Bernard Minier : "Je suis un moine-soldat"

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Pour cet athée, il est évidemment hors de question de relâcher la pression le jour du Seigneur. Dans sa maison sans volets en bordure de la forêt de Rambouillet (­Yvelines), Bernard Minier se lève avec le chant du coq comme n'importe quel autre jour de la semaine, pour écrire. Dès 7h30, il est à pied d'œuvre. Il se dégage une place dans le véritable cabinet de curiosités de sa drôle de demeure sans cloisons. Il y a des crânes, des insectes sous verre, des livres anciens, des mappemondes et un buste de Corto Maltese.

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Une fois la nuit tombée, ma maison ressemble à un film d'horreur

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C'est ici qu'est né son dernier thriller, La Vallée (XO Éditions), déjà tiré à 200.000 exemplaires depuis la réouverture des ­librairies, où il complète le trio des gros vendeurs avec Joël Dicker et Guillaume Musso. "Contrairement à beaucoup de mes confrères, je suis calé sur un fuseau diurne, explique l'auteur traduit dans 22 langues. Une fois la nuit tombée, ma maison ressemble à un film d'horreur, avec ses lumières tamisées. Je suis alors entouré par les ténèbres…"

Depuis Glacé (2011), adapté en série télévisée, Bernard ­Minier enchaîne les pavés avec une précision d'horloger : trois mois de documentation, entre quatre et six mois d'écriture, puis corrections des épreuves, promo et tournée des librairies, et c'est reparti pour le suivant, un an plus tard. Il relativise : "Georges Simenon écrivait ses romans en douze jours! C'est pas la mine." Surtout quand l'or est au bout : il a vendu 3,5 mill...


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