Bergougnoux, Cambadélis et Rebsamen appellent à définir "d'autres réponses à la montée des violences"

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Phénomènes de bandes, trafic de stupéfiants, grand banditisme... "Aucune vision d'ensemble ne se dégage aujourd'hui pour répondre au fléau de la montée des violences", dénoncent Patrice Bergougnoux, Jean-Christophe Cambadélis et François Rebsamen, respectivement ancien directeur de la police nationale, ancien premier secrétaire du Parti socialiste et maire de Dijon. Ils déplorent "la désertion des quartiers populaires par les services publics, et en dernier ressort par les services de police". Voici leur tribune.

"La multiplication des violences et des rixes mortelles interpelle les responsables politiques de tous bords et particulièrement le gouvernement qui est en charge de la sécurité des personnes et des biens, principe à valeur constitutionnelle et première de nos libertés.

Aujourd'hui, ces phénomènes criminels d'un nouveau genre constituent la principale source d'inquiétude de nos compatriotes, qu'ils habitent en ville ou dans nos villages. Tous, en effet, sont concernés par l'irruption brutale des actes de violence dans leur vie quotidienne.

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Aucune vision d'ensemble ne se dégage aujourd'hui pour répondre au fléau de la montée des violences

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Bien qu'organisés, systématiquement, sur place après chaque évènement dramatique, les déplacements ministériels et leurs cortèges de képis et de casquettes étoilées ne suffisent guère à rassurer une population en colère qui exige des résultats concrets et une meilleure sécurité. Pas plus qu'ils suffisent à masquer l'impuissance des...


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