Benyamin Netanyahou : "L’invitation de Zarif au G7 était une erreur"

Avec Sara à ses côtés, il fait face, serein, aux tempêtes et se prépare aux élections. En exclusivité, le Premier ministre israélien reçoit Paris Match. Notre grand entretien.  

Soudain une dizaine d’hommes armés en gilet noir envahit la terrasse de l’hôtel, épiant le moindre mouvement, même le battement d’ailes d’un pigeon. D’autres se positionnent en faction devant chaque issue. Au milieu de la nuée, Benyamin Netanyahou paraît enfin, souriant mais tendu, regard rivé sur sa montre ou à l’affût de la moindre nouvelle. L’heure n’est pas à la détente. Quel que soit le front. Sur celui de la politique intérieure, à J -15 des législatives, il est sur le gril. Maltraité par une opposition de gauche qui le talonne dans les sondages et par des médias locaux qu’il conspue et qui n’ont de cesse de lui rappeler sa prochaine inculpation le 2 octobre prochain. Au sud, les tirs meurtriers de roquettes le long de la bande de Gaza peuvent reprendre à chaque instant. Ses adversaires politiques de tout bord l’enjoignent à y mener rapidement une opération terrestre à laquelle jusqu’à présent, chef des armées, il a résisté.

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La veille, au nord, sur la frontière avec le Liban, c’est Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, qui s’est rappelé à son bon souvenir en attaquant une position de l’armée israélienne. Le bilan léger – un char détruit, ni mort ni blessé – autorise la reprise de l’escalade verbale à laquelle s’astreignent depuis si longtemps ces deux durs.
La présence de celui que ses fans appellent « King Bibi » tient donc littéralement du miracle. Et l’on frémit à l’idée qu’à la moindre attaque, d’où qu’elle vienne, il ne claque les talons. Le filmant avec son portable, un « community manager » enchaîne les live. Jamais loin ces temps derniers, Sara, son épouse, psychologue de formation, et son ami de trente ans, Meyer Habib,(...)


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