Benoît Payan estime qu'à Marseille, on achète "une kalachnikov comme on achète un pain au chocolat"

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Benoît Payan en 2020.  - CHRISTOPHE SIMON © 2019 AFP
Benoît Payan en 2020. - CHRISTOPHE SIMON © 2019 AFP

"Ça doit s'arrêter". Le maire de Marseille, Benoît Payan, a appelé à la lutte contre le trafic d'armes après la mort mercredi soir dans la cité phocéenne d'un jeune adolescent de 14 ans, tué par balles par un commando armé d'une kalachnikov. Un fait qualifié de "drame absolu" par l'élu marseillais.

"À Marseille, on peut acheter une kalachnikov comme on achète un pain au chocolat", a déploré l'édile chez nos confrères de France Info, "si les gens se tuent à coups de kalachnikov, c'est parce que les kalachnikov sont en vente quasiment libre dans cette ville."

"Ça doit s'arrêter, c'est à mon avis un des objectifs que doit poursuivre le ministère de l'Intérieur et je sais que le ministre de l'Intérieur y est sensible", a poursuivi Benoît Payan qui a souligné la nécessité de "démanteler les réseaux, lutter contre la criminalité, faire cesser le trafic d'armes et le trafic de drogue, c'est à dimension de l'État".

Un adolescent de 14 ans a été assassiné, un autre blessé et un enfant de huit ans légèrement touché à la tête par un commando armé d'une kalachnikov qui a semé la désolation mercredi soir à Marseille, à proximité de la cité des Marronniers abritant un trafic de drogue.

Darmanin dénonce "la terreur qui s’installe dans des quartiers"

Des habitants d'une résidence voisine de la cité des Marronniers et devant laquelle s'est déroulé le crime, ont raconté à l'un de nos confrères de l'AFP -sous couvert d'anonymat par peur de représailles- que les adolescents semblaient être des guetteurs, utilisés par les trafiquants pour avertir d'arrivées pouvant gêner la vente de drogue.

"Ces faits absolument inacceptables" montrent "la terreur qui s’installe dans des quartiers ou des cités dont on sait qu’ils sont la proie des trafiquants de drogue", a martelé Gérald Darmanin.

Onze personnes sont officiellement mortes depuis le début de l'année dans des règlements de compte dans les Bouches-du-Rhône, selon des chiffres de la préfecture de police du 14 août, dont une jeune fille de 17 ans, victime collatérale.

Article original publié sur BFMTV.com

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