Sans Benny Gantz, Benjamin Netanyahu "comme un roi nu" seul face à ses alliés d’extrême droite

Les démissions des centristes Benny Gantz et de son allié politique Gadi Eisenkot, dimanche, vont-elles provoquer une radicalisation de la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu, sous la pression de ses alliés d’extrême droite ? Quels effets cela aura-t-il sur le cabinet de guerre en charge de la riposte contre le Hamas ? Décryptage avec David Khalfa, spécialiste de la scène politique israélienne.

Benny Gantz a tenu parole. Il a démissionné du cabinet de guerre israélien, le 9 juin, après l'ultimatum exigeant l'adoption d'un "plan d'action" sur la question de l'après-guerre dans la bande de Gaza, qu'il avait fixé ce mois-ci à son rival politique, le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Netanyahu nous empêche d'avancer vers une réelle victoire. C'est pourquoi nous quittons aujourd'hui le gouvernement d'urgence avec le cœur lourd mais sans regret", a-t-il accusé au cours d'une allocution solennelle à la télévision.

Le départ du centriste, ministre sans portefeuille et membre du cabinet de guerre créé quelques jours après l’attaque du 7 octobre perpétrée par le Hamas en Israël, et celui de son allié politique de premier plan, Gadi Eisenkot, sont un coup dur politique et militaire pour le Premier ministre.


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