Benjamin Griveaux : «Certains éléments veulent renverser le pouvoir»

Propos recueillis par Eric Pelletier et Pauline Théveniaud
Paris (VIIe), jeudi 6 décembre. « Nous savons que des armes à feu peuvent circuler » samedi, s’alarme Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement

À l’approche de l’acte IV des Gilets jaunes, et de manifestations périlleuses, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, en appelle « à la responsabilité de chacun ».


« Je prie pour samedi », confesse un fidèle du président de la République. Musées et tour Eiffel fermés, programme du Téléthon modifié, matches de football reportés, animations de Noël annulées : la vie sera suspendue ce samedi en France, et notamment à Paris, pour « l’acte IV » de la mobilisation des Gilets jaunes. Ce rendez-vous sous haute tension suscite les plus vives inquiétudes au sommet de l’État.

Le gouvernement a annoncé que le dispositif de maintien de l’ordre, serait revu, avec 89 000 policiers et gendarmes, dont 8 000 à Paris, appuyés par « une douzaine » de blindés de la gendarmerie pour protéger des bâtiments ou dégager des barricades. Le tableau apparaît d’autant plus sombre que la colère s’étend dans les lycées et même les collèges.

Face à ce défi sécuritaire, le gouvernement tient un discours volontairement alarmiste. Situation inédite, l’Élysée va jusqu’à assurer que certains viendront « pour casser et pour tuer ». Au-delà des craintes légitimes face aux violences qui se multiplient un peu partout en France, le gouvernement mise-t-il, par ses paroles, sur une stratégie de la tension ? Dans le Parisien, Benjamin Griveaux s’en défend, donnant comme conseil de ne pas se rendre à Paris.

À l’Élysée, on assure que certains manifestants viennent à Paris avec l’intention « de casser et de tuer ». Sur quoi vous fondez-vous pour tenir un tel discours ?

BENJAMIN GRIVEAUX. D’abord sur ce qu’il s’est passé samedi dernier à Paris. Des personnes sont venues avec des barres de fer, des marteaux, des haches, et même, à la suite d’un pillage, une tronçonneuse. Quand on a ce type de matériel, on ne vient pas pour manifester. On vient pour casser, brûler, piller, frapper avec la volonté de tuer des représentants de l’ordre public.

La justice n’a pas retenu de telles qualifications…

Vous parlez des 378 (...)

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