Benalla: "Nous avons le droit de nous interroger face à l’indulgence de la présidence de la République"

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Benalla: "Nous avons le droit de nous interroger face à l’indulgence de la présidence de la République"

Le nouvel épisode des passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla irrite à l'Elysée. Pourtant, l'ancien conseiller semble bénéficier d'une "indulgence" de la présidence de la République, assure Edwy Plenel.

Le caillou dans la chaussure du gouvernement est toujours bien gênant pour l'exécutif. Selon Mediapart, Alexandre Benalla l'ancien conseiller déchu de l'Elysée, aurait utilisé son passeport diplomatique, délivré en mai 2018, lors de ses déplacements d'affaires à l'étranger, malgré l'absence de mission diplomatique. Dans la foulée, le Quai d'Orsay assurait avoir réclamé en juillet dernier les deux passeports diplomatiques à l'intéressé, sans succès jusqu'à présent.

De quoi irriter l'Elysée, déjà "beaucoup agacé", selon les propres mots d'Alexandre Benalla au Monde, par sa rencontre avec Alexandre Djouhri, un proche de Nicolas Sarkozy, dont les juges parisiens enquêtant sur les soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 de l'ancien Président, réclament l'extradition. Pour Edwy Plenel, président et fondateur de Mediapart, Alexandre Benalla bénéficie d'une "indulgence" de l'exécutif.

"De quoi s’interroger sur comment fonctionne notre République"

"Nous avons le droit de nous interroger face à l’indulgence de la présidence de la République à son égard sur ces coïncidences", a-t-il estimé jeudi soir sur notre antenne, à propos de la visite au Tchad d'Alexandre Benalla, quelques semaines avant la venue d'Emmanuel Macron dans le pays lors du réveillon de Noël.

"Quand toute la presse dit que monsieur Sarkozy et monsieur Macron se voient et que l’un écoute les conseils...

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