Ben Smith redonne des ailes à Air France-KLM

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C’est le début de la reconquête pour le patron canadien du groupe franco-néerlandais. Il nous détaille sa stratégie de sortie de crise alors que l’aéronautique mondiale vient de traverser la pire épreuve de son histoire. Extraits de notre grand entretien.

Paris Match. Quel est l’état des réservations pour l’été?
Ben Smith. Notre programme de vols de l’été est équivalent à 65 % de celui de 2019, à 80 % pour le court et le moyen-courrier et de 55 à 65 % pour le long-courrier. Sur certaines destinations, comme la Corse, la Grèce ou l’Italie, les réservations sont même plus importantes qu’à l’été 2019, avant la crise. Les long-courriers vers les outre-mers se remplissent rapidement. La fréquentation depuis l’Amérique du Nord s’améliore depuis que l’Europe accepte les voyageurs vaccinés ou testés négatifs venant des zones vertes. Mais, pour que le trafic transatlantique reprenne normalement, il faudrait que les non-Américains – qui représentent d’habitude la moitié de nos clients sur cet axe – puissent se rendre aux États-Unis. Vers l’Asie et l’Amérique du Sud, en revanche, la situation se révèle toujours difficile.

Comment expliquez-vous cette reprise?
De nombreux clients ont été rassurés par la possibilité de modifier ou d’annuler les réservations jusqu’à la dernière minute sans frais. Par ailleurs, les passagers sont sensibles à nos mesures sanitaires, considérées au plus haut niveau par des experts indépendants.

A lire :Ben Smith accorde sa première interview à Paris Match

Êtes-vous confronté au risque de «suroffre», que pointent plusieurs compagnies?
Non, car nous avons une règle à laquelle nous nous tenons : un vol ne doit pas être opéré à perte, il doit au minimum couvrir ses coûts variables. Pour le long-courrier, nous avons deux sources de recettes : les passagers et le cargo, dont les tarifs ont beaucoup augmenté ces derniers mois du fait de la baisse des capacités. Les voyageurs étant moins nombreux, de l’espace a été libéré dans les soutes, cela nous permet d’y(...)


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