Les belles lettres d’amour d’un poilu à son épouse retrouvées dans un grenier

Le Guen, Erwana
Pendant quatre ans, depuis la caserne de Commercy (Meuse), Jean écrira une lettre par jour à sa femme Aurélie. / Suddeutsche Zeitung/Rue des Archives, Capture YouTube/chaîne France 3 Bretagne

Soigneusement rangées dans leur enveloppe, les missives de Jean et d’Aurélie étaient nichées quelque part entre le toit et la charpente.

Lui s’appelait Jean, elle Aurélie. Il avait été envoyé sur le front lors de la Première Guerre mondiale, elle l’attendait en Bretagne avec leur fille Yvette. Un siècle plus tard, en rénovant l’appartement qu’il vient d’acheter à Redon en Ille-et-Vilaine, Maxime a découvert les lettres du couple pendant la guerre. Soigneusement rangées dans leur enveloppe, elles étaient nichées quelque part entre le toit et la charpente.

«J’ai peut-être retrouvé un trésor, ce sont des lettres de plus de cent ans,» confie avoir pensé dès leur découverte Maxime, interrogé par France 3 Bretagne. Puis, il a lu cette correspondance commencée en 1916. «J’ai hâte de te serrer dans mes bras ma mignonne, et de retrouver ma petite Yvette», écrit Jean, qui était caporal.

Toutes les lettres ne sont plus lisibles, mais pour l’essentiel, il y raconte son quotidien et rêve d’une permission afin de retrouver sa femme et son enfant. Pendant deux ans, depuis la caserne de Commercy, dans la Meuse, il écrira une lettre par jour à son épouse, avant de mourir au front le 19 juillet 1918, quelques semaines avant la fin de la guerre.

Le petit-fils du poilu reconnaît l’écriture de son aïeul

Désireux que ces missives reviennent à la famille, Maxime a alors lancé un appel dans Ouest-France pour retrouver les descendants de Jean et Aurélie. «Quand j’ai lu l’article dimanche, j’étais sidéré. C’était à peine croyable. J’ai tout de suite reconnu son écriture», raconte Yves, le petit-fils du couple, dans le même quotidien. Il a appelé Maxime «dans la foulée». Les deux hommes se sont alors donné rendez-vous, à l’appartement de Redon.

Yves, qui est né dans ce même immeuble, a récupéré une partie du trésor familial. Il salue la «démarche remarquable» de Maxime. Et aspire désormais à se «plonger dans l’histoire de [son] grand-père».

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