Belgique : une victime des attentats de Bruxelles a été euthanasiée à 23 ans

Une survivante des attentats de Bruxelles se fait euthanasier à 23 ans - Getty Images/iStockphoto (Getty Images/iStockphoto)

Une émission de télévision belge a révélé que Shanti De Corte, l’une des survivantes des attentats de l’aéroport de Bruxelles, a été euthanasiée à 23 ans, au mois de mai 2022. Sa famille a fait savoir qu’elle avait été choquée par le reportage concernant leur fille.

Certaines blessures invisibles sont bien plus terribles que celles que l’on voit. C’est le cas de celles dont souffrait Shanti De Corte, une jeune femme de 23 ans qui a été euthanasiée car elle ne supportait plus sa souffrance psychique due aux attentats de Bruxelles, rapporte le site 7sur7.be. Elle se trouvait en effet à quelques mètres des deux terroristes qui se sont fait exploser le 22 mars 2016 bien qu'elle n'ait subi aucune blessure physique.

Le jour du drame, Shanti n’avait que 17 ans. Avec le reste de sa classe, elle s’apprêtait à partir en voyage de fin d’études à Rome avec ses camarades. Elle se tenait donc dans le hall des départs au moment où les deux explosions ont retenti, faisant 32 morts et plus de 340 blessés. Shanti, elle, n'a pas subi de dommages corporels. Toutes ses blessures sont psychologiques, mais elles sont profondes, insupportables.

Une enquête ouverte, la famille choquée

Pendant les années qui suivent, la jeune femme tente de se reconstruire, de passer au-dessus de ses traumatismes. En vain. Elle enchaîne les passages à l’hôpital et finit par tenter de se suicider en 2020. Sa douleur est insupportable. Au point qu’elle décide de faire une demande d’euthanasie, légale en Belgique sous certaines conditions. Ce service hors norme lui est refusé plusieurs fois mais deux psychiatres finissent par juger qu’elle répond aux critères. Shanti est donc euthanasiée au mois de mai 2022, à 23 ans. Une enquête avait été ouverte à l’époque par le parquet d’Anvers qui avait finalement conclu que l’opération était légale.

C’est la diffusion d’un reportage dans l’émission #Investigation de la RTBF qui a rendu cette affaire publique. Via son avocat, la famille de Shanti s’est dite très choquée par le sujet, précisant qu’il contenait plusieurs erreurs importantes et qu’il avait été réalisé sans son accord. Elle a également demandé à ce que la vie privée et la tranquillité de ses membres soient respectées.

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