Belgique : des attentats imminents auraient été évités

Selon les autorités du pays, c’était "une question d’heures". La police belge a mené jeudi 15 janvier à Verviers, près de Liège, une opération antiterroriste contre un groupe soupçonné de préparer des attaques de grande envergure. Au total, 15 personnes ont été arrêtées, dont 2 en France. "Le groupe était sur le point de commettre des attentats terroristes, notamment en tuant des policiers sur la voie publique et dans les commissariats", a indiqué le substitut du procureur, Thierry Werts. "C'était une question d'heures peut-être, au maximum quelques jours", a-t-il ajouté.

Les suspects ont ouvert le feu

L'intervention de la police à Verviers s'est soldée par la mort de deux terroristes présumés et l'arrestation d'une troisième personne. "Les suspects ont immédiatement et durant de longues minutes ouvert le feu au moyen d'armes de guerre et d'armes de poing sur les unités spéciales de la police fédérale avant d'être neutralisés", a aussi précisé Thierry Werts. De nombreuses armes ont été découvertes, dont "quatre de type Kalachnikov AK 47 ainsi que des armes de poing, des munitions, des uniformes de police, des téléphones portables, du matériel de communication, des documents falsifiés et de grosses sommes d'argent".

Les images de l'intervention :

 

C'est dans l'urgence jeudi 15 janvier que la police a été mandatée pour une série de perquisitions à Verviers, Bruxelles et Vilvorde. Des écoutes inquiétantes laissaient penser à l'imminence d'attaques terroristes contre des commissariats belges. Les personnes visées par les perquisitions sont soupçonnées d'appartenir à une cellule de combattants en Syrie.

"Nous avons évité un Charlie Hebdo belge"

Une source policière aurait confié à un journal local : "Nous avons évité un Charlie Hebdo belge".
La Belgique compte le taux le plus élevé en Europe de personnes ayant quitté le pays pour aller combattre en Syrie.
Une centaine de djihadistes seraient revenus tandis qu'une quarantaine auraient été tués sur le terrain.

                       

Amédy Coulibaly et la piste belge

Dans une autre affaire de terrorisme, les autorités belges tentent d'établir si un homme placé en garde à vue à Charleroi pour trafic d'armes était lié à Amedy Coulibaly. L'individu, connu de la justice pour divers trafics, s'est présenté mardi à la police en affirmant avoir eu des contacts avec Hayat Boumeddiene, la compagne d'Amedy Coulibaly, ces derniers mois.
               
Il aurait expliqué qu'Amedy Coulibaly, abattu vendredi dernier dans l'assaut du supermarché casher de la porte de Vincennes où il avait tué quatre personnes, désirait se procurer une voiture. Les enquêteurs ont trouvé lors d'une perquisition au domicile du suspect des documents prouvant un marchandage au sujet d'un véhicule. Mais ils ont aussi découvert des documents faisant état d'une négociation avec Coulibaly à propos d'armes et de munitions selon les médias belges.
               
Il était notamment question d'un calibre peu courant, un 7.62, qui correspond au pistolet Tokarev que détenait Amedy Coulibaly lors de l'attaque de la supérette de la porte de Vincennes.