Belgique: grève générale pour défendre le pouvoir d’achat

© Geert Vanden Wijngaert / AP

La Belgique a été fortement perturbée ce mercredi 9 novembre par une journée d’action déclenchée par les syndicats. Deux des trois grands syndicats du royaume avaient appelé à la grève générale pour demander une refonte de la loi sur les salaires, des mesures pour le pouvoir d’achat et un plafonnement des prix de l’énergie.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

La Belgique compte aujourd’hui 12% d’inflation, presque le double de la France. L’absence de bouclier énergie fait que, si aucune mesure n’est prise, certains verront la quasi-totalité de leurs salaires partir dans leur facture de gaz et d’électricité.

Devant le siège de son entreprise de titres-services, Christine est venue participer à un piquet de grève comme il y en a eu des centaines ce mercredi à travers la Belgique : « Pourquoi je suis là ? C'est pour le pouvoir d'achat. Parce que cela devient de plus en plus dur de pouvoir payer le loyer, les factures. J'ai été chez Aldi faire les courses, j'en ai eu pour 50 euros pour quelques trucs achetés... plus les médicaments qui deviennent impayables. C'est pour ça que je suis là, pour essayer d'avoir une augmentation de salaire. »

Des aides sur la durée demandées

Le Premier ministre belge affirme que son gouvernement a pris des mesures et que les travailleurs sont protégés par l’indexation automatique des salaires qui augmentent au fil de l’inflation, mais c’est loin d’être suffisant selon les syndicats.

Et la fameuse indexation des salaires belges sur l’inflation est par ailleurs dangereuse, car elle pourrait créer une spirale inflationniste avec des prix à la hausse.


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