En Belgique comme en France, le même déni de l'antisémitisme par les antiracistes

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L’antisémitisme est aujourd’hui, de toute évidence, une forme de racisme tout à fait spécifique, rappelle notre chroniqueuse bruxelloise Nadia Geerts, notamment parce qu'il est trop souvent le fait d’une autre minorité, elle-même par ailleurs victime de racisme.

L’hémicycle du Parlement bruxellois est depuis fin avril le théâtre des " Assises de la lutte contre le racisme ", destinées à lutter plus efficacement contre le racisme sous toutes ses formes : " xénophobie, antisémitisme, islamophobie, afrophobie, asiaphobie… ". Un projet louable qui a pourtant d’emblée montré son talon d’Achille, qui a pour nom : antisémitisme.S’il est vrai que la fonction des mots est de dire le réel, l’analyse du programme des six demi-journées de colloques est inquiétante. Un vocabulaire spécifique s’y impose d’emblée : " islamophobie ", " intersectionnalité ", " racisme structurel ", racisme sur base de " caractéristiques vestimentaires ", " décolonisation ", alors même que l’antisémitisme, quant à lui, n’est jamais nommé.Hausse de l'antisémitisme en BelgiqueEt ce double constat devrait nous alerter. Depuis 2004 en effet, le Conseil de l’Europe met en évidence une augmentation des actes antisémites en Belgique. Diverses études soulignent le développement d’un antisémitisme musulman, et une étude publiée par la Fondation Jean-Jaurès en 2020 montrait d’ailleurs que les jeunes musulmans francophones ont trois fois plus de préjugés antisémites que les athées. Résultat : les élèves juifs...

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