Belgique: les excuses au cœur des discussions parlementaires sur le passé colonial

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Après deux ans et demi de travaux, des déplacements en RDC, au Rwanda, au Burundi, l’audition de près de 300 personnes, la commission parlementaire belge chargée d’examiner le passé colonial de la Belgique doit remettre son rapport d'ici à la fin du mois de décembre. Le texte final est en cours de discussion entre les députés des différentes formations politiques. Un point cristallise les tensions : la question des excuses.

Que la Chambre des représentants présente des excuses au peuple congolais, burundais ou rwandais pour « la domination et l’exploitation coloniales », c’est là l’une des 130 recommandations formulées par le président de cette commission, l’écologiste Wouter de Vriendt : « Il y a des conséquences graves de ce passé colonial. Pour moi, les excuses sont un acte de réparation symboliquement très important ».

Un point essentiel pour le Parti socialiste sur lequel il n’entend pas transiger. « Ces peuples ont été opprimés par un régime colonial, violent, raciste, xénophobe et qui organisait une forme d’apartheid, explique le député socialiste belge Christophe Lacroix. Donc, le mot "excuses" est vraiment un mot qu’il faut pouvoir prononcer, regarder son passé, l’assumer. Et surtout, après le mot "excuses", on construit une relation ».

Pas d'excuses pour le Mouvement réformateur

Des excuses, seront-elles alors présentées par la Chambre des représentants ? la question doit être tranchée par la chambre d'ici à la fin du mois.

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