Belgique : cinq après les attentats de Bruxelles, le pays reste profondément marqué

Beaucoup se souviennent de ces images de panique après deux explosions, le 22 mars 2016, vers 8 heures, à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem (Belgique). Au cœur du quartier européen, vers 9 heures, une autre explosion éventre une rame de métro. Cinq ans plus tard, impossible d’oublier pour le major Nicolas Jalet et Gaëtan Meuleman, deux des premiers secouristes à être arrivés sur place. "C’est un événement qui change à jamais notre vision des choses", lance le premier. "C’est une journée noire, personne n’avait été préparé à ça", se souvient le second. Un traumatisme pour les victimes Ce jour-là, ce pompier et ce secouriste volontaire ont dressé en quelques minutes un hôpital de fortune dans un hôtel. Les attentats font 32 morts et plus de 340 blessés. Abdallah Lahlali, bagagiste et victime de l’attentat, reste hanté par ces événements. "J’ai envie de ne pas avoir de cauchemars, j’ai envie d’oublier un peu le 22 mars, mais je n’arrive pas". Au-delà du traumatisme, ils dénoncent aussi les lourdeurs administratives et la bataille avec les assurances pour se faire rembourser leurs soins. Il n’existe toujours pas en Belgique de fonds d’indemnisation pour les victimes des attentats.