Belfort: une enquête ouverte après l'agression filmée d'un jeune handicapé

Justine Chevalier
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Voiture de la gendarmerie (illustration) - DENIS CHARLET
Voiture de la gendarmerie (illustration) - DENIS CHARLET

Les vidéos ont circulé tout le week-end sur les réseaux sociaux. Les images de l'agression d'un jeune homme handicapé ont entraîné l'ouverture d'une enquête ce lundi par le parquet de Belfort pour "violence commise en réunion sans incapacité", "diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne" et "atteinte à l’intimité de la vie privée par enregistrement de l’image d’une personne", a appris BFMTV.com de source judiciaire.

La scène a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une soirée où étaient présents les agresseurs et la victime, qui ne semblait pas les connaître. Sur les images diffusées sur le réseau social Snapchat, on peut voir un jeune homme d'une vingtaine d'années assis sur un fauteuil frappé tour à tour par plusieurs individus, sans réussir à se protéger.

La victime entendue ce matin

Dans l'hilarité générale, il est également insulté. Dans une autre vidéo, les personnes présentes dans la pièce chuchotent avant de tenter de couper avec un rasoir les cheveux de leur victime, qui semble endormie. Selon nos informations, le jeune homme a été entendu ce lundi matin par les gendarmes de la brigade de recherches de Belfort, en charge de l'enquête.

Dimanche soir, le député LR du Territoire de Belfort a réagi sur Twitter, dénonçant "des images particulièrement choquantes de violence".

Pour l'heure, les gendarmes n'ont procédé à aucune interpellation, et il n'y a pas de garde à vue en cours.

Selon une source judiciaire, il ne peut être infirmé ou confirmé que les agresseurs de ce jeune homme, déficient mentalement, avaient conscience de son handicap.

Le jeune garçon est scolarisé à l'institut médico-éducatif de Giromagny, au nord de Belfort, avant d'intégrer un ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail), selon L'Est républicain.

Article original publié sur BFMTV.com