Le bel envol des Rapaces de Gap, leaders de Ligue Magnus

Julian Junca (à d.) et Gap mènent contre toute attente la Ligue Magnus. (E. Garnier/L'Équipe)

Équipe de milieu de tableau ces dernières années, Gap effectue un bon début de saison et mène pour le moment la Ligue Magnus. Coup de projecteur sur les Rapaces, avant la réception de Bordeaux vendredi (20 heures) lors de la neuvième journée.

En 2015 puis 2017, Gap avait été sacré champion de France. Puis les Rapaces avaient doucement reculé, atteignant les play-offs, mais sans y jouer les premiers rôles. Mais, en ce début de saison, l'équipe des Hautes-Alpes retrouve à nouveau les sommets. Après huit journées de Ligue Magnus, et, au moment de recevoir les Boxers de Bordeaux vendredi (20 heures), elle occupe en effet la première place du classement, avec un point d'avance sur Grenoble et deux sur Angers.

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Le classement

Les Rapaces savourent, mais pas uniquement au niveau des résultats. L'intersaison a en effet été animée par plusieurs changements. Gap avait terminé l'exercice précédent par un quart de finale de Ligue Magnus et une finale de Coupe de France perdue contre les Angevins. Beaucoup auraient été heureux de telles performances. Pas Eric Blais, l'entraîneur gapençais.

« Nous avons surtout été inconstants, raconte-t-il. En play-offs, nous avons challengé Rouen, mais il y a aussi eu une période de creux. On aurait pu avoir une chance d'aller en demi-finale (mais défaite 6-0 lors du dernier match de la série). Il y a eu beaucoup d'amertume. J'ai hésité à reprendre cette saison. Puis je me suis remis en question, sur le projet de jeu. »

Une défense davantage solide


Blais (49 ans), ancien joueur du club, qui est également passé par bon nombre d'équipes de montagne (Grenoble, Chamonix, Briançon), a souhaité que Gap dispose d'une meilleure solidité défensive. Ce qui a marché. Les Rapaces ont encaissé trois buts ou plus uniquement lors des deux matches qu'ils ont perdus cette saison, contre Angers (3-1) et Rouen (4-3). La défense de Gap a notamment pu compter sur la venue cet été du Finlandais Valtteri Meisaari (23 ans), « un joueur relativement complet avec une dimension physique », dixit Eric Blais.

Un sacré turnover s'est du reste produit au sein de l'effectif, puisque huit joueurs sont arrivés, dont les frères Yohan et Loïc Coulaud, Axel Tarabusi, côté français, et le Letton Olegs Sislannikovs, le Biélorusse Yegor Gainetdinov et le Canadien Kevin Altidor. La greffe a pris très vite et « tous ont amené un plus », a commenté le coach gapençais. Les Rapaces ont également pu compter sur leur jeune gardien Julian Junca (24 ans), n°1 de la Ligue Magnus au pourcentage de réussite aux arrêts et à la moyenne de but encaissé par match.

Une correction infligée à Anglet pour débuter


Gap peut également s'appuyer sur certains « Grognards » du championnat, avec l'ailier Sébastien Rohat (37 ans), qui est également entraîneur-adjoint, le Slovène Bostjan Golicic (33 ans), un autre ailier, un des meilleurs buteurs du début de saison (5 buts) et le défenseur américain Chad Langlais (36 ans), tous revenus au club, « des modèles de luxe, qui tirent l'équipe, qui inspirent », déclare Eric Blais.

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Calendrier et résultats de Ligue Magnus

Ainsi armés, les Rapaces ont attaqué très fort la Ligue Magnus, allant punir Anglet (11-1) chez lui, lors de la première journée. « Un score fleuve, oui, mais, dès la fin du match, dans le vestiaire, un joueur a dit : "les trois points, c'est bien, mais il y a encore du boulot". Et, moi, j'ai été content d'entendre ça », glisse le coach gapençais.

Objectif de la saison : être constant


Autre performance notable : Gap s'est offert Grenoble (2-1), le champion en titre et grosse cylindrée de la Ligue, fin septembre. En termes d'objectif, Blais s'est fixé d'avoir un maximum de constance durant la saison, pour ne pas revivre les soubresauts du championnat précédent. D'un point de vue comptable, Gap vise une place dans le top 6, mais reste prudent.

La formation des Hautes-Alpes n'est en effet pas la plus riche de Ligue Magnus. « Il faut voir comment être performant avec les moyens qu'on a, poursuit le coach des Rapaces. Bon, on n'est pas non plus les seuls dans ce cas-là. Gap n'est pas Grenoble, mais veut exister. Nous sommes réalistes, mais si on peut faire un coup... »

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