Aux Beaux-Arts de Paris, une exposition fait dialoguer des parures Chaumet et des espèces végétales

© Julien Claessens & Thomas Deschamps - Talent & Partner

Le diadème brille de mille feux dans sa vitrine. Constitué d’épis de blé en or, argent et diamants, le bijou appartenait à l’impératrice Joséphine, une commande exécutée avec une dextérité inouïe en 1811 par François-Régnault Nitot, fils de celui qui fonda Chaumet en 1780, Marie-Étienne Nitot, qui se revendiquait joaillier et naturaliste. La souveraine raffolait du motif, au point de l’arborer dans ses cheveux ou sur sa robe brodée. La céréale emblématique a ­continué d’inspirer au fil des siècles la fameuse maison de la place ­Vendôme, mais aussi des peintres comme Bartolomeo Bimbi et des icônes de la mode, dont Yves Saint Laurent, qui lui a dédié un boléro et exigea d’être inhumé dans un linceul enluminé de gerbes de blé.

Cette confrontation aussi pertinente qu’audacieuse est l’un des temps forts de l’exposition « ­Végétal » aux Beaux-Arts de Paris. Une sorte d’herbier géant où une trentaine d’espèces dialoguent avec des parures Chaumet et une sélection d’œuvres dans un parcours foisonnant et pluridisciplinaire réparti sur deux niveaux, tantôt épuré, tantôt cabinet de curiosités. Quatre cents pièces scellent la rencontre entre les scientifiques et les artistes autour du culte de la beauté.

Patrimoine extraordinaire

À l’instar du Muséum national d’histoire naturelle, qui a accueilli l’année dernière la collection de Van Cleef & Arpels autour des minéraux et des pierres précieuses, les Beaux-Arts deviennent l’écrin de cette exposition atypique. « Chaumet est partenaire depuis...


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