Beauvau de la sécurité : « La pression sécuritaire inédite révèle une organisation défectueuse », affirme Henri Leroy

Héléna Berkaoui
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Le Premier ministre Jean Castex (c) prononce un discours aux cotés du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin (g) lors du lancement du "Beauvau de la Sécurité" à Paris, le 1er février 2021
Le Premier ministre Jean Castex (c) prononce un discours aux cotés du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin (g) lors du lancement du "Beauvau de la Sécurité" à Paris, le 1er février 2021

« Il ne s’agit pas de faire le procès des chefs », avance le ministre de l’Intérieur lors de la seconde table ronde du Beauvau de la sécurité, ce lundi. Consacré à l’encadrement des forces de sécurité intérieure, ce rendez-vous a réuni les représentants de la police nationale et de la gendarmerie ainsi que des parlementaires.

Cette concertation annoncée en décembre dernier est née dans un climat tendu marqué par des violences policières dont le tabassage par des policiers du producteur de musique Michel Zecler. Les manifestations sauvages de policiers protestant contre leurs conditions de travail ont aussi motivé la mise en place du Beauvau de la sécurité. Selon les services statistiques du ministère de l’intérieur, au mois de janvier 2021, 2 288 agressions contre les forces de l’ordre ont été recensées sur la base d’une remontée d’informations provenant de procès-verbaux. Les agressions contre la police nationale auraient plus que doublé en vingt ans, comme l’écrit Le Monde.

Étalée sur quatre mois, cette grand-messe s’est déjà penchée sur les relations des forces de l’ordre avec la population et devra également apporter des pistes de réflexions sur la formation ou encore le rôle de l’inspection générale de la police nationale (IGPN). L’issue de ces travaux débouchera sur la loi de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi) à l’horizon 2022.

Au Sénat, le sujet des forces de l’ordre mobilise déjà depuis un certain temps. En juillet 2018, les sénateurs François Grosdidier (LR) et Michel Boutant (PS) – ils ne le sont plus depuis — ont publié un rapport alertant sur « le malaise extrêmement profond » de la profession qui connaît un taux de suicide supérieur de 36 % à celui de la moyenne nationale. En janvier dernier, un autre rapport dirigé cette fois par la délégation aux collectivités territoriales formulait des recommandations pour améliorer l’ancrage (...) Lire la suite sur Public Sénat

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