Beauvais: un lycéen séquestré et roué de coups, une enquête ouverte

La victime a été enlevée à  la sortie de son établissement scolaire, le lycée François Truffaut à Beauvais, dans l'Oise. - Google streetview
La victime a été enlevée à la sortie de son établissement scolaire, le lycée François Truffaut à Beauvais, dans l'Oise. - Google streetview

Une enquête a été ouverte par le parquet de Beauvais pour enlèvement et séquestration suivis de violences aggravées commis en bande organisée après l'agression dont a été victime un lycéen de 17 ans à Beauvais, a appris BFMTV.com de source judiciaire.

Les faits se sont produits vendredi dernier à la sortie du lycée François Truffaut où est scolarisée la victime. Selon le père du jeune homme, cité par Le Parisien et Le Courrier Picard, deux voitures ont suivi son fils, qui a été mis dans le coffre de l'un des véhicules, une cagoule sur la tête. Le jeune homme a ensuite été conduit dans une cave où il a été violenté.

Rivalités entre quartiers

Après avoir reçu des coups de pied, de poing, après avoir été frappé avec une barre de fer et même un marteau pendant plusieurs heures, le jeune homme a été libéré. Son agression a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Ses proches, témoin des images, donnent alors l'alerte. Hospitalisé, le nombre d'ITT a été fixé à 12 jours. Il a pu ressortir de l'hôpital lundi soir.

Cette agression intervient dans un contexte de rivalités entre des jeunes de Beauvais et d'autres de Méru, où réside la victime avec sa famille. Il était scolarisé depuis peu à Beauvais après avoir été impliqué dans une affaire d'apologie du terrorisme. Alors qu'il était visé par des investigations après avoir publié un commentaire sur les réseaux sociaux signalé sur la plateforme Pharos, les gendarmes avaient découvert qu'il y avait aussi eu un incident lors d'un cours d'histoire-géographie. Il avait déclaré "qu’il ne se battrait pas pour la France mais pour la Syrie".

Pour ces déclarations, la direction de l'établissement à Méru avait saisi un conseil de discipline qui avait décidé de l'exclusion définitive du lycéen. Ce dernier avait alors été scolarisé dans la ville voisine de Beauvais. À ce stade, les faits d'apologie du terrorisme pour lesquels il va comparaître, n'ont aucun lien avec l'agression dont il a été victime vendredi.

Article original publié sur BFMTV.com