Le Beaujolais nouveau revient : malgré un goût controversé, pourquoi ça marche ?

© FLORENT VANNIER / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Pour le plus grand plaisir de ses amateurs, le Beaujolais nouveau est de retour sur les tables ce jeudi. En 2020, les ventes de Beaujolais nouveau ont souffert de la pandémie et des différents confinements. En 2021, les aléas climatiques ont pénalisé les rendements. Qu'en est-il en 2022 ? Ce millésime sera-t-il à la hauteur de tous ? S'il a connu ses heures de gloire, notamment à son lancement en 1951, il est aussi décrié en raison de ses arômes chimiques.

Une tradition qui remonte à 1951

En 1951, les producteurs de Beaujolais à appellation contrôlée se mobilisent pour avancer la date de commercialisation du vin de l’année en cours avant le 15 décembre, notamment en raison du processus de fabrication raccourci. Ils obtiennent gain de cause le 13 novembre 1951 avec l’autorisation de vendre leur vin à partir de cette date. En 1985, la date change pour être décalée au troisième jeudi de novembre.

Un plan marketing bien rodé

Le Beaujolais nouveau est avant tout un plan marketing bien rodé, bien pensé. À ses débuts, le succès est immédiat et la ville, Beaujeu, ainsi que la région Auvergne-Rhône-Alpes se jettent à corps perdu dans ce qui apparaît comme une fantastique poule aux œufs d’or. Si ce vin était très populaire dans les années 70, le Beaujolais nouveau représentait la moitié du volume des ventes de l’appellation, il est aujourd’hui en perte de vitesse.

Le Beaujolais nouveau ne représente plus que 20% de la production de l’appellation, selon les chiffres 2022 d'Inter Beaujola...


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