"Beaucoup envisagent de quitter la profession" : l'inquiétude des avocats face à la réforme des retraites

Ce mercredi 15 janvier, dans une lettre envoyée par le gouvernement, aucune nouvelle proposition n'a été faite pour la retraite des avocats.

"Les avocats sont désespérés", se désole Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux. Et la situation semble se dégrader de jour en jour. Les instances professionnelles attendaient avec impatience la lettre de la Chancellerie ce 15 janvier. Après une réunion avec la Garde des Sceaux, et le Secrétaire d'Etat en charge des retraites, ce lundi 13 janvier, ils attendaient de nouvelles propositions pour leurs retraites. Mais rien de neuf. La présidente de la CNB convoque en urgence une Assemblée générale extraordinaire pour décider, ce vendredi 17 janvier, des suites de leur grève et revendications.

Marianne : Que vous a proposé le gouvernement dans cette lettre ?

Christiane Féral-Schuhl : Après la réunion de ce lundi, l'exécutif semblait prêt à explorer tout ce qui permettrait de garantir l'autonomie de notre caisse de retraites, au sein du régime universel. Il devait nous adresser un courrier pour nous indiquer comment il pouvait nous la promettre, mais aussi comment les avocats ne perdraient pas un euro dans cette réforme. Comment il comptait envisager de compenser la confiscation de nos réserves. Or, dans la lettre, reçue très tôt ce mercredi 15 janvier, rien de tel n'a été détaillé. Il n'y a aucune nouvelle proposition par rapport à celles qui avaient déjà été formulées. Aucune avancée. On tourne un peu en rond. Pour nous, le gouvernement est toujours dans une logique de confiscation des régimes autonomes.

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