"Beaucoup d'étudiants sont dans une situation de détresse très forte," prévient Florian Tirana

Tous les soirs de la semaine, les étudiants ressentant le besoin de se confier peuvent contacter "Nightline". Ce service d'écoute est particulièrement sollicité en cette période crise sanitaire. "Beaucoup d'étudiants sont dans une situation de détresse très forte, révèle Florian Tirana, président de l'association et présent sur le plateau du 23h de franceinfo lundi 25 janvier. "Un tiers d'entre eux ont des symptômes dépressifs. Derrière leurs difficultés financières, il y a des idées noires qui émergent." Avant d'ajouter, comme pour souligner une carence à son sens évidente : "Aucun soutien ne leur est proposé. Je suis bien placé pour savoir qu'un service d'écoute, ça ne fait pas tout." Un psychologue pour 15 000 étudiants Jusque-là, il n'y avait "qu'un psychologue pour 30 000 étudiants dans les universités, rappelle Florian Tirana. Avec les annonces du gouvernement, nous sommes passés à un pour 15 000. Mais cela reste dix fois inférieur aux recommandations internationales." Elle aussi présente sur le plateau du 23h, Sarah El Haïry (secrétaire d'État en charge de la Jeunesse et de l'Engagement) assure que "dans l'immédiat, il faut mobiliser tout le réseau de psychologues qui existe dans nos villes."