“La BCE n’a fait que courir après une inflation incontrôlable, et la Fed va encore frapper !”

Alors qu’elles commençaient à pavoiser depuis quelques mois en soutenant qu’elles avaient bien fait leur travail en réduisant durablement l’inflation, les banques centrales de la planète, et en particulier la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed), sont désormais rattrapées par la réalité. Et pour cause : des deux côtés de l’Atlantique, l’inflation repart à la hausse, contredisant les satisfécits de façade. Certes, après avoir refusé de voir la réalité en face et de stopper leur politique ultra-accommodante à l’aune des dangers inflationnistes dès 2021, les banques centrales ont enfin réagi en 2022 et 2023. Et ce, en particulier aux Etats-Unis. En effet, entre mars 2022 et juin 2023, le taux objectif des federal funds est passé de 0,25 % à 5,25 %, un resserrement monétaire record en si peu de temps.

Ce faisant, l’inflation américaine est passée de 9,1% en juin 2022 (un sommet depuis novembre 1981) à 3% en juin 2023, un plus bas depuis mars 2021. Cependant, au cours des deux mois suivants, l’inflation américaine est repartie à la hausse, atteignant 3,7% en août. De plus, en dépit d’une baisse notable, l’inflation hors énergie et produits alimentaires est encore forte, à 4,3% en août. Autrement dit, si la Fed a bien réussi à enclencher un mouvement de désinflation, celui-ci demeure fragile et reste toujours très loin de la baisse des prix.

En outre, dans la mesure où les prix des matières premières énergétiques et alimentaires arrêtent de baisser (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite