La BCE décide d’une hausse des taux d’intérêt record

KAI PFAFFENBACH / REUTERS

La Banque centrale européenne (BCE) relève ses taux d’intérêt de 75 points de base. La presse internationale note un “record” (The Guardian et CNN), une remontée “historique” (The Wall Street Journal), pour juguler l’inflation dans la zone euro, à 9,1 % en août.

Les taux d’intérêt des opérations principales de refinancement, de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt seront relevés à respectivement 1,25 %, 1,50 % et 0,75 %.

En annonçant cette mesure, jeudi 8 septembre, la BCE entend “lutter contre une inflation record, malgré les craintes que la zone euro ne se dirige déjà vers une récession en raison de la flambée des prix de l’énergie”, résume le Financial Times. Cette hausse, “la plus forte depuis 2011”, est la deuxième consécutive depuis juillet. La BCE n’a pas écouté les “craintes croissantes de voir la zone monétaire plonger dans la récession dans les mois qui viennent”, alors que la Russie a coupé les approvisionnements en gaz du continent, explique le quotidien économique britannique.

Anticipation

Les marchés “avaient largement anticipé” l’annonce, souligne CNBC. “L’euro est resté stable par rapport à la livre sterling et a augmenté légèrement par rapport au dollar, à 1,0005”, pour repasser la barre très symbolique de la parité avec le billet vert.

La BCE, qui définit la politique monétaire des 19 pays de la zone euro, avait, jusqu’à cet été, “maintenu ses taux négatifs depuis 2014 afin de stimuler les dépenses”, explique le média économique américain.

D’autres hausses à venir

Jeudi, elle a prévenu que “d’autres hausses étaient probables cette année”, relève The Wall Street Journal. Le mouvement “reflète les mesures prises récemment par d’autres grandes Banques centrales, dont la Réserve fédérale [américaine], qui devrait annoncer une troisième hausse consécutive” ce mois-ci.

Les Banques centrales sont sous tension, leurs déclarations et leurs décisions ont rarement été autant scrutées qu’en cette période de forte inflation, alimentée par les effets de la guerre en Ukraine et les contrecoups de deux années de pandémie.

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